Dépression
Prendre contactRétablir l’équilibre, pas à pas
La dépression ne se résume pas à de la tristesse. Elle se manifeste aussi par une perte d’envie et de plaisir, une grande fatigue, un sentiment de vide, des difficultés à se projeter, de la culpabilité, des troubles du sommeil ou de l’appétit… Elle peut s’installer progressivement, ou survenir à la suite d’une épreuve de vie : deuil, rupture, maladie, licenciement, traumatisme…
Une question d’équilibre
On peut se représenter notre état psychologique comme une balance. D’un côté, ce qui nous nourrit : nos ressources, les moments de plaisir et de joie, nos relations, les activités qui ont du sens pour nous. De l’autre, ce qui nous pèse : les contraintes, les manques, les pertes, et parfois des charges traumatiques que l’on porte depuis longtemps.
Tant que la balance reste à peu près équilibrée, on fait face. Mais lorsque le poids des difficultés l’emporte durablement, l’humeur finit par s’effondrer.
Les cercles vicieux de l’apathie et de l’isolement
Quand on va mal, on a moins d’énergie, et l’on fait moins de choses. On renonce peu à peu aux activités qui faisaient du bien, on voit moins ses proches, on se replie sur soi. Sur le moment, cela peut sembler soulager. Mais en se privant de plaisir et de liens, on alimente le manque d’élan, la tristesse et les pensées négatives (« je n’y arrive pas », « je ne vaux rien », « à quoi bon »).
Et moins on fait, moins on a envie de faire : le cercle vicieux s’installe, et la balance penche un peu plus encore.
Ce que l’on travaille en thérapie
Les TCC disposent d’outils et de méthodes éprouvés pour sortir de ces cercles vicieux. Pas à pas, nous travaillons ensemble à :
- faire le point sur la balance : ce qui pèse, et les ressources sur lesquelles vous pouvez vous appuyer
- remettre du mouvement : réintroduire progressivement, à votre rythme, des activités sources de plaisir, de satisfaction ou de sens
- renouer avec les autres et sortir de l’isolement
- prendre du recul face aux pensées négatives et aux ruminations
- alléger le poids des épreuves passées et des traumatismes, lorsque c’est nécessaire
L’objectif n’est pas d’être heureux en permanence : la souffrance fait partie de la vie. Il s’agit de rétablir la balance, pour retrouver peu à peu du plaisir, du sens et l’envie d’avancer.
Un accompagnement global
Lorsque la dépression est sévère, un suivi médical par votre médecin traitant ou un psychiatre peut être nécessaire en complément de la psychothérapie, notamment pour évaluer l’intérêt d’un traitement.
Si vous avez des idées suicidaires, n’attendez pas : appelez le 3114, numéro national de prévention du suicide, gratuit et accessible 24 h/24 et 7 j/7.